Le mouvement c’est la vie, la vie c’est le mouvement. Après plusieurs semaines de mobilité réduite imposée, enfermés dans les appartements, nos enfants vont retrouver leur cours d’écoles et salles de classe. Il y a des chances qu’ils aient avant tout une grande envie de … bouger !

Les besoins du corps libre de l’enfants sont occultés dans notre quotidien par l’obligation de l’apprentissage « assis à la table ».

Se tenir sage, être un bon garçon ou une gentille petite fille, ont été associés dans toute notre éducation avec le fait de … ne pas bouger, se tenir tranquille, ne pas déranger. Les adultes n’ ont pas conscience de l’impact de ces injonctions d’immobilité sur le corps de l’enfant, sur son être entier.  De quoi écrire un livre complet… j’ai commencé et aujourd’hui je veux vous donner les points essentiels: 

Pourquoi nos enfants bougent? 

1. Ils entretiennent leur santé et leur capacité d’auto-guérison : 

en gigotant, s’étirant, sautillant, tortillant, balançant… leurs corps en tous sens, les enfants pratiquent ce qu’on pourrait appeler une forme d' »auto-ostéopathie », « yoga spontané » ou « médecine holistique en mouvement! » Chacun de leur mouvement répond à un besoin du corps de faire circuler l’énergie vitale, de revigorer cellules et lymphe, de respirer à pleins poumons, de renforcer ou étirer un muscle… de manière instinctive. Bloqué sur une chaise au fil des années, l’adulte va perdre cette capacité à ressentir le besoin du mouvement vital…. et son corps perd ainsi vitalité  et se raidit en de nombreux endroits provoquant douleurs et maladies. Il perd également en grand partie sa faculté d’auto-guérison qui passe avant tout par une circulation  fluide de son énergie vitale.

2. Ils équilibrent et stimulent leur cerveau :

« Plasticité cérébrale » : les dernières avancées des neuro-sciences nous ont révélé que les fonctions des neurones sont bien moins figées que nous l’imaginions auparavant. Il a été prouvé que l’activité physique provoque une détente favorable à l’apprentissage.  Qu’ils existent plusieurs types d’intelligence et diverses polarités cérébrales. L’activité scolaire classique ne fait appel majoritairement qu’à une seule forme de ces intelligences, laissant de côté les autres façons de percevoir le monde ou d’appréhender  l’apprentissage. Les enfants utilisent leur corps en mouvement pour stimuler instinctivement les circuits neuronaux dont ils ont besoin pour apprendre! Ils créent ainsi les meilleures conditions pour assimiler aisément et rapidement. En les immobilisant de force, on bloque l’accès à ces capacités naturelles : on les oblige à se servir de certaines facultés cérébrales uniquement: pas forcément au moment où c’est le bon pour eux, et pire, alors que ce n’est pas du tout leur manière naturelle et optimale pour eux d’apprendre. 

3. Ils expriment et nourrissent leur joie de vivre : 

Exprimer spontanément une émotion est devenue pour nombre d’adultes un point d’interrogation, voire une impossibilité notoire. Enfant, notre corps est le véritable vecteur immédiat de nos ressentis. Le langage non verbal est le premier des petits! En observant la manière de se tenir ou d’entrer dans une pièce d’un enfant, nombre de mamans ressentent si « quelque chose ne va pas… ». La première et plus puissante émotion que traduit le mouvement du corps est cependant … la joie! Les deux, mouvement et joie, sont même si intrinsèquement connectés que je les ai associés comme une seule et même pièce de notre puzzle de vie. Le mouvement c’est la joie et la joie c’est le mouvement, pas l’un sans l’autre. En bloquant le corps de l’enfant, on interdit en même temps l’expression de sa joie ET sa capacité à la régénérer. Faites l’expérience! Remuez vos pieds sur une musique dansante provoque immédiatement un sourire dans le coeur, un entrain qui monte des pieds à la tête! 

J’espère que nos professeurs d’école sauront accueillir toute l’immense joie que la plupart de nos enfants vont avoir à retourner à l’école pour retrouver leurs amis. Qu’ils les laisseront bouger et s’exprimer tous azimut. Que l’angoisse de devoir rattraper un temps perdu sur le programme ne rendra pas la rentrée trop sévère! 

Il est important de se souvenir de l’essentiel alors que nous traversons tous cette crise ensemble, adultes, ados, enfants … : notre premier besoin est de rester heureux quoiqu’il arrive: que cela soit notre but prioritaire!! 

Cette crise nous enferme, limite et pèse sur beaucoup, en particulier sur nos enfants. Peut-être nous aide-t-elle aussi à revisiter nos valeurs et nos modes de vies : si vous souhaitez opérer des changements, prendre de nouvelles habitudes, renaître avec entrain … améliorez votre vie personnelle ou professionnelle, souvenez – vous que toute l’équipe L.A.F.E est disponible pour vous aider.