Contactée par la journaliste pour participer à l’Emission d’Olivier Delacroix sur Europe 1 en tant qu’experte de la relation à l’argent, je ne pouvais pas être disponible au moment T le lundi 1er juillet dernier.

Cependant, j’ai écouté avec intérêt le podcast : « Rapport à l’argent que dit-il de nous? » Les cas présentés sont parlants et source d’inspiration alors que je suis en pleine rédaction de mon prochain ouvrage sur la question. Je vous livre à brûle-pourpoint les réflexions inspirées par l’émission (que je vous invite à réécouter également en cliquant ICI. )

1er Témoignage : « l’argent me brûle les doigts »

Thiefaine est dépensière pour compenser son enfance…

Le père de cette jeune femme est d’un type financier « accumulateur » (il y a 4 types financiers majeurs que je vous présente dans mon prochain ouvrage). Cet homme a privé sa famille de plaisir, cherchant avant tout à garder son argent : des vacances au rabais, des promesses d’argent de poche jamais tenues, pas de « superflu » jusqu’au martyr. Sa fille va compenser à l’inverse et devenir, elle, de type « dépensier »: l’argent lui brûle les doigts, n’ayant jamais appris à le gérer, elle s’offre tout ce qu’elle peut et ne compte pas … son premier salaire a duré 3 jours!

Désormais elle avoue « je cours après l’argent ». Aucune épargne, à quoi cela servirait-il d’économiser ? Elle veut tout dépenser pour ses enfants et elle.

Mon éclairage :

Il serait important pour équilibrer son rapport à l’argent, que Thiefaine sorte de la réaction à son père, et rationalise le plaisir : en y consacrant un certain pourcentage de son salaire et en épargnant un autre pourcentage. L’épargne symbolise notre capacité à créer la sécurité pour nous et notre famille. Cette personne court toujours un risque et au fond il y a dans son comportement une forme d’abandon de soi : la frustration vécue enfant la dirige encore …elle n’a pas toute la maîtrise sur son comportement financier qui ne sert pas son bien-être profond.

Autre parole significative de Thiefaine :

« Mon mari ne s’occupe pas des finances. »

Combien de foyers sont ainsi tenus par les femmes? Qu’est – ce que cette démission de la gestion signifie de la part de leurs conjoints ? Quel équilibre trouver dans ce domaine ?

Mon éclairage :

Il est essentiel pour la bonne santé d’un couple que chacun ait son compte propre et qu’il y ait un compte commun pour gérer les affaires de famille. Celui qui s’occupe de l’argent porte une responsabilité de plus que l’autre dans un couple. Quel que soit les montants de participations au compte commun (ce n’est pas forcément du 50%/50%) il est important que les deux s’intéressent à la gestion. Dans le cas contraire, on risque d’établir rapidement un rapport de pouvoir avec l’autre ou au contraire on subit un état de soumission : le ou la « gestionnaire » est obligé(e) de porter seul(e) le stress et les tâches liées à ce poste vital que sont les finances dans une vie de famille.

Mon astuce : Planifier régulièrement des temps pour faire les comptes ensemble, en faisant suivre ce moment d’une récompense (repas en amoureux, apéro, bon film partagé) est un bon moyen de créer de l’harmonie autour de la question argent dans le couple.

2ème témoignage : l’argent coupable

Nicolas a toujours travaillé mais sous le joug de la culpabilité pour assurer sa réussite financière. Lorsqu’il souhaite s’acheter une Rolex à 30 ans, il se sent gêné par son histoire familiale … et prend conscience qu’il a un blocage sur ce point.

Il travaille sur lui notamment en lisant les ouvrage de Robert Kiosaki* et en participant à des stages de développement personnel : il est désormais plus serein.

Mon éclairage :

Nicolas a fait l’effort de se libérer en effectuant le travail de nettoyage des croyances pour s’autoriser à profiter de son héritage sans culpabiliser. Il a accepté d’être à l’aise financièrement facilement … et pas seulement en travaillant dur. C’est un accumulateur harmonisé!

La psychologue interviewée dit que l’argent est une question affective. Son analyse amène la conscience que notre rapport à l’argent est relié à notre psychisme lorsqu’elle compare les comportements financiers déviants à des « névroses ».

Point majeur, elle met en avant que c’est la peur de manquer qui cristallise nos déséquilibres vis à vis de l’argent surtout depuis les crises financières. Elle souligne à quel point l’héritage judéo-chrétien pèse sur notre relation à l’argent : « il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’accéder au paradis » dit la Bible …

« Je me suis libéré financièrement », mon éclairage :

Le jeune homme, qui est devenu libre financièrement grâce à un blog est marqué par l’envie de joie de vivre et de liberté. Il a un fort désir d’autonomie et gère bien ses revenus : c’est un dépensier harmonisé !

« Je ne compte pas »

Une fausse liberté cependant m’apparait être celle de Morgane qui lui, ne regarde jamais ses comptes et se fiche d’investir en vivant au jour le jour. Lui est de type « fugueur »… il s’offre ce qui lui fait plaisir en évitant de compter. Peu importe, si il n’y a plus rien à la fin du mois ou qu’il est à découvert, et qu’il faut qu’il mange des pâtes pendant 15 jours… ou qu’il ne peut pas fonder de famille car il fait fuir ses petites amies par son comportement insouciant, son désir de vivre sans compter est plus fort.

Mon éclairage:

Si il souhaite évoluer, il faudra sans doute qu’une nouvelle priorité apparaisse, plus importante que celle de ne pas se soucier des finances !

La vraie liberté pour moi est de maîtriser nos flux financiers en équilibrant le plaisir, l’épargne, la sécurité, la dépense, la joie de vivre, le don, l’investissement et en respectant l’argent qui nous arrive dans nos vies. Vivre libre c’est créer de l’argent avec sa passion et sans être soumis à un travail qui nous déplaît, puis c’est de faire en sorte que cette activité crée des revenus réguliers en évitant que nous ayons à travailler plus que nous désirons.

Avec une approche de coach, je proposerais que les analyses psychologiques servent l’action. Typiquement française sur ce plan, l’émission s’attache beaucoup à la réflexion intellectuelle sur la question de l’argent mais ne débouche pas sur des solutions concrètes ! Elle a cependant le grand mérite d’inviter les auditeurs à se faire aider par des démarches en thérapie ou en coaching si ils désirent améliorer leur relation à l’argent.

Dans mon manuscrit en cours, je m’applique à vous offrir exercices et outils pratiques pour sortir de ces blocages, s’équilibrer et s’autoriser l’abondance dans la joie.

Sortie de « J’arrête de finir le mois à découvert » aux Edition Eyrolles prévue pour janvier 2020 !

A très vite avec joie,

Laurence

*Robert Kiosaki : un des grands mentors mondiaux fondateurs de la réflexion sur le rapport à l’argent avec son livre référence « Père riche, père pauvre ».

PS : Vous vous êtes senti(e) concerné(e) par cet article et souhaitez progresser dans votre relation à l’argent? Vous pouvez vous y mettre concrètement avec O.R.A : Optimisez votre Relation à l’Argent, 8 ateliers de transformation financière en ligne pour ouvrir la porte à l’abondance. Des exercices vous permettront d’avoir une relation à l’argent plus consciente, tout en harmonisant votre quotidien et en vous permettant de vivre plus libre financièrement ! Cliquez ICI pour voir la vidéo de présentation du cours en ligne ORA